Samedi 16 septembre 2006

 

 Un passage que j'aime beaucoup et vous ????

 

J'ai souvent entendu dire à des femmes de talent que les travaux du ménage, et ceux de l'aiguille particulièrement, étaient abrutissants, insipides, et faisaient partie de l'esclavage auquel on a condamné notre sexe. Je n'ai pas de goût pour la théorie de l'esclavage, mais je nie que ces travaux en soient une conséquence. Il m'a toujours semblé qu'ils avaient pour nous un attrait naturel, invincible, puisque je l'ai ressenti à toutes les époques de ma vie, et qu'ils ont calmé parfois en moi grandes agitations d'esprit. Leur influences n'est abrutissante que pour celles qui les dédaignent et qui ne savent pas chercher se qui se trouve dans tout : le bien-faire. L'homme qui bêche ne fait-il pas une tâche plus rude et aussi monotone que la femme qui coud ? Pourtant le bon ouvrier qui bêche vite et bien ne s'ennui pas de bêcher, et il vous dit en souriant qu'il aime la peine.
Aimer la peine, c'est un mot simple et profond du paysan, que tout homme et toute femme peuvent commenter sans risque de trouver au fond la loi du servage. C'est par là, au contraire, que notre destinée échappe à cette loi rigoureuse de l'homme exploité par l'homme.
La peine est une loi naturelle à laquelle nul de nous ne peut se soustraire sans tomber dans le mal. Dans les conjectures et les aspirations socialistes de ces dernier temps, certains esprits ont trop cru résoudre le problème du travail en rêvant un système de machines qui supprimait entièrement l'effort et la lassitude physiques. Si cela se réalisait, l'abus de la vie intellectuelle serait aussi déplorable que l'est aujourd'hui le défaut d'équilibre entre ces deux modes d'existence. Chercher cet équilibre, voilà le problème à résoudre ; faire que l'homme de peine ait la somme suffisante de loisir, et que l'homme de loisir ait la somme suffisante de peine, la vie physique et morale de tous les hommes l'exige absolument ; et si l'on n'y peut pas arriver, n'espérons pas nous arrêter sur cette pente de décadence qui nous entraîne vers la fin de tout bonheur, de toute dignité, de toute sagesse, de toute santé du corps, de toute lucidité de l'esprit. Nous y courons vite, il ne faut pas se le dissimuler.
La cause n'est pas autre, selon moi, que celle-ci : une portion de l'humanité a l'esprit trop libre, l'autre l'a trop enchaîné. Vous chercherez en vain des formes politiques et sociales, il vous faut, avant tout, des hommes nouveaux. Cette génération-ci est malade jusqu'à la moelle des os. Après un essai de république où le but véritable, au point de départ, était de chercher à rétablir, autant que possible, l'égalité dans les conditions, on a dû reconnaître qu'il ne suffisait pas de rendre les citoyens égaux devant la loi. Je me hasarde même à penser qu'il n'eût pas suffi de les rendre égaux devant la fortune. Il eût fallu pouvoir les rendre égaux devant le sens de la vérité.
Trop d'ambition, de loisir et de pouvoir d'un côté ; de l'autre, trop d'indifférence pour la participation au pouvoir et aux nobles loisirs, voilà ce qu'on a trouvé au fond de cette nation d'où l'homme véritable avait disparu, si tant est qu'il y eût jamais existé. Des hommes du peuple éclairés d'une soudaine intelligence et poussés par de grandes aspirations ont surgi, et se sont trouvés sans influence et sans prestige sur leurs frères. Ces hommes-là étaient également sages et se préoccupaient de la solution du travail. La masse leur répondait : "Plus de travail, ou l'ancienne loi sur le travail. Faites-nous un monde tout neuf, ou ne nous tirez pas de notre corvée par des chimères. Le nécessaire assuré, ou le superflu sans limites ; nous ne voyons pas le milieu possible, nous n'y croyons pas, nous ne voulons pas l'essayer, nous ne pouvons pas l'attendre."
Il le faudra pourtant bien. Jamais les machines ne remplaceront l'homme d'une manière absolue ; grâce au ciel, car ce serait la fin du monde. L'homme n'est pas fait pour penser toujours. Quand il pense trop il devient fou, de même qu'il devient stupide quand il ne pense pas assez. Pascal l'a dit ; "Nous ne sommes ni anges ni bêtes."
Et quant aux femmes, qui ni plus ni moins que les hommes, ont besoin de la vie intellectuelle, elles ont également besoin de travaux manuels appropriés à leur force. Tant pis pour celles qui ne savent y porter ni goût, ni persévérance, ni adresse, ni le courage qui est le plaisir dans la peine ! Celles-là ne sont ni hommes ni femmes.

George SAND.

 

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Mercredi 30 août 2006

 

 

Je ne suis pas très contente de mes photos......un peu sombres.

De belles broderies comme j'aimerais savoir faire. Quelques cercles réalisent eux mêmes les broderies ou les peintures sur les costumes.

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  A PLUS TARD.........POUR LA QUESTION DE SHANTTI..

 

 

 

 

 

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Mardi 29 août 2006

 

 

Une carte brodée, trouvée dans une petite brocante en bretagne.

Comme une petite pochette brodée avec un petit mouchoir, très fin, brodé également.

 

 

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 La révolte de l'enveloppe

Je suis blanche ou grisâtre, rectangulaire ou ordinaire, petite ou grande, peu importe. Mise en vrac, je voyage en wagon ou en voiture, en avion ou en cargo. Ballotée, bousculée... Qui suis-je ?
Une enveloppe. Ordinaire, très ordinaire.
Cette fois, j'en ai assez, j'ai décidé justement de SORTIR DE L'ORDINAIRE.
du commun du moyen du courant du fréquent du banal  du normal du classique
et je vais, cette fois, devenir MAGIQUE !
Vivre ma vie autrement.
Je veux voler sur des vélins de velours ; voguer sur des vaisseaux vert pomme. Je serai vedette vagabonde.
...
Pailletée, corsetée, transformée.
C'est fait. J'étonne et je détonne.
..Je porte précieusement sous mes vêtements de fête les mots d'amis, les mots d'amour. Les mots tendres, les beaux mots, les mots-sourires. Alors pour ces messages, je m'habille en vanille, en fleurs, en léopard.
C'est fait : JE SUIS SORTIE DE L'ORDINAIRE. Il faut toujours sortir de l'ordinaire.

Héliane BERNARD, extrait de la revue DADA, n°27, mars 96, pp.18-19

 

 

 

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Mardi 25 juillet 2006

à Danièle pour sa jolie carte....avec des portes bleues.....

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un blog c'est aussi ça....un échange....Merci encore et bonnes vacances...

 

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Mercredi 21 juin 2006

 

 

 

 

de SYLVIE TEYTAUD-LOUCHE......

Pour les brodeuses de lettres.................

 

 

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Quelques lettres...........

 

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   BONNES PETITES XXXXXXXX

 

 

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